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[ nautisme ] Partenariat entre la Classe Mini et Echo-Mer

Environnement marin : les navigateurs en 6.50 montrent l'exemple C'est une convention importante qu'ont signé au Salon Nautique la Classe Mini, qui regroupe les navigateurs en 6.50, et l'association Echo-Mer qui oeuvre depuis La Rochelle pour la préservation de l'environnement marin. Par ce partenariat, la Classe Mini apportera son soutien à l'association au travers de deux de ses projets, la Charte de l'Eco-Marin et Textiles en Mer. L'association Echo-Mer, elle, assistera la classe dans le développement de ses démarches environnementales.

Défimer, 11 décembre 2006. La Classe Mini et l'association Echo-Mer ont décidé de s'associer et de conclure un partenariat afin de promouvoir ensemble la protection de l'environnement et, d'une manière générale, un nautisme propre. "La classe Mini a toujours été soucieuse de l'environnement, par exemple en instituant le zéro rejet en mer lors de la Transat 6.50 avec l'opération label bleu. Quelques Ministes étaient aussi déjà ambassadeurs à titre individuel de la charte Eco-Marin. Ce partenariat élargit cette responsabilité à tous nos adhérents et il nous correspond très bien, nous partageons avec Echo-Mer les mêmes valeurs et le même souci de préservation de la mer" explique Antoine Grau, président de la Classe Mini. Il ajoute : " et fort de nos 500 adhérents, nous espérons bien être imités assez rapidement par les autres séries de la course au large : Figaro, Classe 40, 60 pieds... " Ce serait une bonne idée en effet, tant les valeurs de préservation de l'environnement marin contenues dans la convention de partenariat signée au Salon Nautique ne peuvent que mettre d'accord marins et terriens soucieux de protéger les océans.

500 nouveaux ambassadeurs pour l'environnement

Concrètement, le demi millier d'adhérents de la Classe Mini devient ainsi signataire et ambassadeur de la Charte Eco-Marin, lue et signée à chaque adhésion. Née à La Rochelle, cette charte a pour but de promouvoir et développer en bateau et au port quelques gestes simples, basiques, mais essentiels pour l'environnement. Elle comporte treize articles bien concrets. Des "points théoriques incitatifs". Entre autres : ne pas rejeter ses déchets en mer. Choisir des produits de nettoyage ou de carénage non polluants ; éviter tout rejet chimique ; ne pas accoster sur des îles protégées ; privilégier ports et corps-morts aux mouillages forains qui abîment les fonds, limiter sa consommation d'eau douce, respecter les limitations de vitesse, ne pas nuire aux espèces animales.

Déjà soutenu par de grands navigateurs comme Isabelle Autissier, Jean-Luc Van Den Heede, Karen Leibovici, Benoît Parnaudeau, Armel Tripon, ou Erwan Leroux, ce message des marins aux marins et des marins aux terriens va ainsi être d'un seul coup relayé par 500 navigateurs supplémentaires, qui s'engagent à leur tour en même temps qu'ils s'inscrivent à la classe Mini et préparent leur Transat vers le Brésil.

David Beaulieu, responsable de l'association Echo-Mer, explique que ce partenariat va même au-delà de l'adhésion et la promotion de la Charte. Notamment parce que les Ministes se trouvent ainsi engagés eux aussi dans l'opération Textiles en Mer d'Echo-Mer. " Par exemple, nous allons mettre en place un système de collecte des voiles et fanions usagés, mais aussi nous formerons les Ministes à utiliser des produits de nettoyage écologiques, nous distribuerons des collecteurs de piles usagées aux départs de courses où seront encore mis en place des tris sélectifs des ordures, etc.. "

Enfin, les navigateurs amenés à intervenir dans les écoles (comme c'est souvent le cas) pourront recevoir le kit pédagogique élaboré par Echo-Mer, à savoir de la documentation et des outils pour expliquer la démarche et plus généralement comment fonctionne la planète d'un point de vue écologique et comment on peut la préserver.

De la sensibilisation et du concret, donc. Et du concret supplémentaire, il y en aura d'ailleurs dès la Transat 6.50 de 2009 : après de nombreux tests sur les deux dernières éditions, les bateaux ne partiront plus avec des groupes électrogènes (polluants) mais uniquement avec des solutions de production d'énergie propre (panneaux solaire, batteries au lithium, etc). " Il s'agit d'aller bien au-delà des déclarations d'intention" confirme Antoine Grau.



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